Cannes et les personnes handicapées

Cet été 2018, deux information ont filtrées à travers Nice matin sur deux anecdotes ayant frappé deux personnes handicapées différentes, des femmes en particulier.

D’une manière générale, la ville de Cannes a une politique qui tend a faciliter et améliorer la vie des handicapés.

Avec une handi plage à la croisette, une autre en projet pour l’ouest de la ville, des bus et des arrêts qui sont plus ou moins réfléchis pour peut permettre de se déplacer, un service de bus à la demande, sans compter les autres services réglementaires, on peut considérer que les PMR sont plutôt bien traitées à Cannes.

Mais il peut arriver que tout ne fonctionne pas comme prévu pour tout le monde. La presse locale s’est émue, à deux reprises du sort de deux femmes handicappées à qui la ville de Cannes a appliquer la règle avec rigueur.

A Cannes, quand c’est interdit, c’est interdit.

Ainsi, Audrey, handicapée civile, s’est garée sur une place handicapé (puisqu’elle bénéficie d’un macaron handicapé) lors du dernier festival de Cannes auquel elle était invitée. A la sortie de la séance de cinéma, elle ne trouve plus son véhicule, il a été verbalisé et mis en fourrière. Un arrêté interdisait de se garer là.

Certainement cette pauvre Audrey n’a pas vu les plots ou la rubalise qui avait été installé pour informer la population que le stationnement y était interdit. J’imagine bien cette femme sortir de son véhicule pour déchirer la rubalise ou même demander de le faire à son aide de vie.

Je ne sais pas si c’est parce que la verbalisation était irrégulière ou si c’est la médiatisation de l’affaire par la dépêche du midi, mais en tout cas, la police municipale a promis de faire de grands efforts auprès du ministère public pour faire sauter l’amende.

Le règlement, rien que le règlement

Un autre fait d’été est l’aventure d’Ashley qui a émue Nice matin. Cette jeune femme handicapée, s’est rendue, pour se baigner à Handi plage de bijoux plage. Cet espace, formidable quand on y a accès, l’est beaucoup moins quand quand on est handicapé et que l’accès nous est refusé.

En l’espèce Ashley n’avait pas rempli rempli toute les formalités nécessaires.

Pour ma part, il y a quelques années, j’avais essayé de faire profiter d’handi plage à ma Cannoise de grand mère lorsque celle-ci a perdu l’usage de ses jambes à 90 ans. N’ayant pas vu l’utilité de faire un certificat d’invalidité puisqu’on la plaçait dans une maison de retraite, nous n’en avions pas fait. Lors des grandes chaleurs de l’été qui a suivi j’ai essayé de lui faire profiter d’handiplage. L’instransigeance des fonctionnaires d’handi plage est remarquable a Cannes.

Las, Ashley n’aura pas pu gouter l’eau à Cannes.

Tolérance ou intransigeance

Lorsque l’on voit l’intransigeance de la ville de Cannes face à ces deux femmes, alors que toute la vile regorge d’indulgences à l’égard de personnes malveillantes qui stationnent sur les trottoirs, les places handicapées, les passages piétons, on se pose des questions.

Peut-être faudrait-il faciliter administrativement l’accès des personnes handicapées à handi plage et sanctuariser les espaces piétons et handicapés.